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De volontaire à manager du projet Nutrition en Afrique du Sud : Fahima Adam partage ses réussites, challenges et objectifs pour l’avenir du Projet Nutrition

L’Afrique du Sud a un des taux de chômage les plus élevés au monde et une grande partie de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté. De nombreuses personnes n’ont pas accès à des établissements de santé et à des soins médicaux réguliers. Par conséquent, il est important de prévenir l’apparition de maladies telles que la diabète et l’hypertension artérielle en sensibilisant les communautés locales à un mode de vie sain. Et c’est là qu’entre en scène notre Projet Nutrition au Cap !

Sous la tutelle de sa manager Fahima Adam, ce projet a déjà rencontré un succès important, dont les temps forts ont été soulignés dans notre Rapport d’Impact 2017. Par exemple en 2017, Fahima et ses volontaires ont suivi individuellement la croissance de 1 200 enfants au sein des communautés locales et ont pu conseiller parents et éducateurs sur les bonnes pratiques de nutrition à adopter, au cas par cas. A l’école primaire de Floreat, 350 élèves ont ainsi bénéficié de conseils adaptés à leur situation. Sur une période de 7-8 mois, Fahima a noté une nette baisse des retards de croissance et des taux d’insuffisance pondérale chez ces mêmes enfants.

Avec de tels succès l’année passée, nous avons décidé de discuter avec Fahima afin d’en apprendre plus sur le rôle des volontaires, sa manière de gérer les challenges rencontrés et ses objectifs pour la suite du projet.

Fahima au cap lors d'un examen des élèves Quel est l’objectif du Projet Nutrition en Afrique du Sud ?  

Au sein des communautés défavorisées avec lesquelles nous travaillons au Cap, il y a beaucoup de désinformation à propos de la nutrition et c’est important de se battre contre ça. Par exemple, de nombreuses personnes pensent que manger sainement coûte trop cher et qu’il est financièrement impossible de cuisiner des plats sains régulièrement. Les volontaires et moi-même jouons un rôle très important afin de leur montrer que manger sain est non seulement bénéfique et pas nécessairement plus cher.

Quand as-tu pris conscience de l’importance de la nutrition ?

J’ai fait une licence en Sciences de la Vie et un master en Psychologie au Cap. Mon mémoire de licence était basé sur l’affaiblissement des apports en protéines des cellules cancéreuses pour voir comment cela les affectait. Mes conclusions étaient que cela réduit leur croissance. J’ai été intriguée par le parallèle entre cette recherche et le fait que la manière dont nous mangeons a des conséquences sur notre corps, d’un point de vue cellulaire. La diététique est une application concrète de cette science.

Comment es-tu devenue manager du Projet Nutrition ?

Je venais de quitter mon emploi et le volontariat avait toujours été sur ma liste. Cette période entre la fin de mon précédent contrat et trouver un nouvel emploi semblait être l’opportunité idéale pour un volontariat. Je me suis donc inscrite pour une mission d’un mois au sein du Projet Nutrition du Cap avec Projects Abroad.

Pendant ma deuxième semaine de mission, la manager de l’époque m’a dit que son poste était ouvert aux candidatures. Elle m’a demandé si je souhaitais postuler, étant la seule diététicienne professionnelle sud-africaine ayant jamais été volontaire sur ce projet. J’ai donc candidaté et pour la dernière semaine de ma mission, j’ai eu un entretien. J’ai eu le poste et ai commencé mon nouvel emploi juste après la fin de mon volontariat !

Quelles sont les tâches que les volontaires et toi menez auprès des communautés locales ?

Les volontaires organisent différents ateliers d’éducation à la nutrition auprès de groupes d’âges variés dans les townships où nous intervenons. Cette éducation permet de donner aux bénéficiaires les outils pour faire les bons choix alimentaires, avec les ressources qu’ils ont. L’objectif ultime est de les guider vers un mode de vie plus sain.

Les volontaires aident également à effectuer le suivi des enfants avec lesquels nous travaillons dans des centres d’accueil et écoles primaires. Ils cuisinent des plats équilibrés pour les élèves du Projet Surf et contribuent à maintenir le potager que nous utilisons pour offrir des repas sains aux enfants les plus vulnérables.

Quel est le rôle le plus important des volontaires sur ce projet ?

Le rôle le plus important joué par les volontaires est qu’ils constituent une paire de bras supplémentaire. Quand nous suivons les progrès de chaque enfant, évaluons leur niveau de croissance, leurs poids et leur taille, nous examinons en moyenne 30 à 100 enfants par session. Si j’étais seule, je ne pourrais jamais suivre autant d’enfants.

Avec toutes ces données, il y’a également beaucoup de rapports à produire, de présentations à donner, d’affiches et de matériel éducatif à développer, etc. Les volontaires aident énormément avec ce genre de tâches. Je ne pourrai définitivement pas tout faire moi-même.

volontaire nutrition et enfants au cap

Quelle est la partie que tu préfères dans ton métier ?

L’un des aspects que je préfère dans mon travail est sans aucun doute l’indépendance que j’ai dans la manière de gérer le projet. Le champ de mes actions n’est jamais limité, et je peux organiser le projet de manière à répondre à de nombreux besoins au sein des communautés locales. J’ai beaucoup de liberté. Avec le soutien de mes volontaires, ce projet peut avoir une portée incroyable !

Quels sont les challenges que tu rencontres ?

Je pense que la principale difficulté est que les bénéficiaires du projet ne viennent pas toujours aux sessions ou les reprogramment. Dans cette situation, je dois me montrer très flexible et adaptable et être capable de changer mon organisation à la dernière minute. Je dois parfois inventer des activités en urgence quand ce que j’avais prévu vient à être annulé. Heureusement, c’est une compétence que je maîtrise plutôt bien grâce à mon emploi précédent. Je travaillais dans un hôpital public ou tout est souvent très imprévisible.

Quels sont tes objectifs pour l’avenir du Projet Nutrition ?

De solides partenariats aideraient le projet à avoir un impact encore plus significatif. Je cherche notamment à créer des partenariats avec le gouvernement local et des groupes au sein des communautés qui seraient déjà très actifs dans le domaine de la nutrition. Mon objectif ultime est d’être davantage impliquée auprès des cliniques locales et organiser des groupes de soutien, avec le support du gouvernement. Pour finir, je veux simplement continuer le travail incroyable que nous menons comme les formations nutrition en 10 semaines organisées avec l’aide des volontaires.

J’ai une vision ambitieuse pour le projet et je suis très excitée de travailler à le développer ! Le plus gratifiant demeure sans aucun doute de continuer à avoir un impact toujours plus positif dans la vie des gens.

Au sujet de Fahima

Fahima est née au Cap mais a vécu dans les villes sud-africaines de Johannesburg et Port Elizabeth. Elle a validé une licence de Sciences de la Vie à l’Université de Stellenbosch, un master en Psychologie et un master en Nutrition et Diététique de l’Université de Cape Town. Un talent pour la médecine semble se transmettre dans la famille, son père étant médecin généraliste et ses deux sœurs travaillant en maternité. Avant de rejoindre l’équipe Projects Abroad, Fahima travaillait en tant que diététicienne dans un hôpital public.

Découvrez comment prendre part à ces actions inspirantes en parcourant la page du Projet Nutrition du Cap . Vous pouvez également en apprendre davantage sur les projets que nous soutenons en Afrique du Sud .

 

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